Pourquoi maigrir ?

L’obésité dans sa définition médicale est associée à une augmentation significative de mortalité et de morbidité (maladies). Lors de la conférence de consensus de 1991 sur l’obésité, Sjoström a repris toutes les études portant sur de grandes séries d’obèses. Toutes montraient une mortalité totale 2 fois supérieure chez le sujet présentant un IMC> 35 kg/m²par rapport au sujet de poids normal.

Comme on le voit sur le graphique 1, une courbe exponentielle est classiquement retrouvée entre IMC et mortalité.

L’obésité est un facteur associé de façon indépendante à une mortalité précoce. On considère  que la relation entre IMC et mortalité est largement influencée par les effets des comorbidités engendrées par l’obésité en particulier le diabète, l’HTA, les dyslipidémies…

La morbidité (les maladies associées) augmente progressivement avec l’IMC et devient préoccupante pour des IMC supérieurs à 30. Il est souvent difficile de faire la distinction entre les complications spécifiques de l’obésité et les effets aggravants de l’obésité sur d’autres pathologies car les intrications sont multiples et complexes. Les données épidémiologiques récentes montrent clairement un lien étroit et indépendant entre obésité et maladies cardio-vasculaires. L’hypertension artérielle est 3 fois plus fréquente chez l’obèse que chez le sujet sain. L’obésité est également un facteur d’accidents vasculaires cérébraux et de maladie thromboembolique. Les troubles respiratoires sont fréquemment retrouvés chez le sujet obèse. Longtemps sous évalué, ils conditionnent le pronostic vital à court terme de l’obèse. Le Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS) est fréquent, on retrouve un SAS dans 25 à 40% des obésités massives et dans 10 % des obésités communes. Ce syndrome est particulièrement grave de part les complications qu’il engendre. Il est clairement établi que l’obésité est l’un des principaux facteurs favorisant la survenue d’un diabète de type II (non insulinodépendant). La prévalence du DNID chez les populations obèses atteint 30% et selon les études, 50 à 80% des sujets diabétiques de type 2 sont obèses. On retrouve aussi dans la population obèse des troubles du cycle menstruel de la femme et des troubles de la fertilité. L’arthrose des articulations porteuses et en particulier la gonarthrose  (atteinte des genoux) est fréquente. Enfin, il a été montré que l’obésité est souvent source de gêne fonctionnelle dans la vie quotidienne et qu’elle est source de rejet et  de discrimination sociale chez l’adulte comme chez l’enfant. Elle entraîne une mésestime de soi et parfois, l’altération de l’image du corps. Sur le plan professionnel, elle peut entraîner des difficultés à l’embauche et est associée à une fréquence plus élevée de mise en invalidité pour raisons médicales.

Concernant le poids théorique idéal (PTI), chaque patient  se fixe un objectif. A titre informatif, on retrouve ci-dessous le poids théorique idéal dicté par des compagnies d’assurance nord-américaines :